Gautier, critique d'art

Cette liste des oeuvres met en regard du tableau presenté, un texte de Gautier, de critique, de poésie ou de prose romanesque, qui figure, transpose ou tout simplement évoque le tableau.

VII. De la volupté en art :

«Aussi j'aime tes courtisanes,
Amant du vrai, grand Titien,
Roi des tons chauds et diaphanes,
Soleil du ciel vénitien.

Pour rendre sa beauté complète,
Laisse-moi faire, grand vieillard,
Changeant mon luth pour ta palette,
Une transposition d'art;

Et poète trempant ma phrase
Dans l'or de tes glacis ambrés,
Comme un peintre montrer sans gaze
Des trésors par l'amour ambrés.»

Théophile Gautier, «Musée Secret».

99. Eugène-Emmanuel Amaury Duval (1808-1885) Psyché
huile sur toile, esquisse du tableau du Salon de 1867 H. 37,5cm; L. 79,5cm Riom, musée Francisque Mandet; Inv. 86715.

100. Eugène-Emmanuel Amaury-Duval (1808-1885) Sainte Philomène soutenue par deux anges huile sur toile, 1844 H. 110cm; L. 130cm Paris, église Saint-Merry.

101. Paul Baudry (1828-1886) La toilette de Vénus huile sur toile, Salon de 1859 H. 136cm; L. 84cm Bordeaux, musée des Beaux-Arts.

102. Théodore Chassériau (1819-1856) Esther se parant pour être présentée au roi Assuérus, dit La toilette d'’Esher

huile sur toile, Salon de 1842 H. 45,5cm; L. 35,5cm Paris, musée du Louvre; R. F. 3900.
Com. : "Mêler l'ambre du Titien et l'argent de Paul Véronèse avec le vernis d'or de Rembrandt; faites passer le soleil à travers la topaze, et vous n'obtiendrez pas encore le ton merveilleux de cette opulente chevelure, qui semblait envoyer la lumière au lieu de la recevoir, et qui eût mérité mieux que celle de Bérénice de flamboyer, constellation nouvelle, parmi les anciens astres !" Théophile Gautier, "Avatar", Contes et récits fantastiques, livre de poche, p 450.
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103. Théodore Chassériau (1819-1856) Nymphe endormie huile sur toile, Salon de 1850-51 Avignon, musée Calvet.

104. Théodore Chassériau (1819-1856) Tepidarium huile sur toile, 1853 H. 171cm; L. 258cm Paris, musée d'’Orsay, R.F. 71

105. Jean-Léon Gérome (1824-1904) Le 7 décembre 1815, neuf heures du matin. L'exécution du maréchal Ney
huile sur toile, Salon de 1868 H. 64cm; L. 103cm Sheffield, City Art Gallery.

106. Jean-Léon Gérome (1824-1904) Consummatum est. Jérusalem huile sur toile, Salon de 1868 H. 0,82; L. 1,445 Paris, musée d’Orsay; R. F. 1990-7.

107. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Angélique

huile sur toile, Etude pour Roger délivrant Angélique, 1819 H. 84,5cm; L. 42,5cm Paris, musée du Louvre; R. F. 2520.
Com. : “ Quelle charmante fantaisie que le Roger délivrant Angélique ! Nous doutons que l'Arioste ait jamais été mieux traduit. Angélique est la figure la plus suave, la plus délicieuse dans sa chaste pâleur nacrée, que puisse rêver une imagination amoureuse du beau. Angélique n'est pas une statue qui vit, c'est une femme, et une femme moderne; on le sent à nous ne savons quoi de plus fin, de plus élancé, et pourquoi ne pas le dire, quoique le mot arrive singulièrement ici, de plus chrétien. Comme elle renverse son cou de cygne, un peu trop long peut-être, comme elle répand la cascade blonde de ses cheveux, comme elle lève au ciel ses yeux d'un azur tendre ! " Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 12 et 14 juillet 1855.

108. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Jupiter et Antiope huile sur toile, 1851, Exposition universelle de 1855 H. 325cm; L. 435cm Paris, musée d'’Orsay; R. F. 2521.

Com. « Un jour, au doux rêveur qui l'aime,
En train de montrer ses trésors,
Elle voulut lire un poème,
Le poème de son beau corps.

Oh ! quelles ravissantes choses,
Dans sa divine nudité,
Avec les strophes de ses poses,
Chantait cet hymne de beauté. »

Théophile Gautier, Emaux et Camées, « Le poème de la femme".

109. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Les Tragiques Grecs huile sur toile H. ; L. Angers, musée des Beaux-Arts.

110. Jean-Jacques, dit James Pradier (1790-1852) Nyssia

marbre pentélique, Salon de 1848 H. 176cm Montpellier, musée Fabre; Inv. D.848-1-1.
Com. : " Nyssia vient de laisser tomber son dernier voile; elle se tient debout dans sa chaste nudité de statue, et Gygès, de l'ombre où il est tapi, peut juger à quel point ''enthousiasme de Candaule avait raison. Ce corps divin, suprême effort de la nature jalouse de l'art, développe ses belles lignes avec ces ondulations harmonieuses, et ces balancements rythmés, musique de l'oeil, que les sculpteurs grecs savaient si bien entendre. " Théophile Gautier, La Presse, 10 juin 1852."

111. Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) La Vigilance huile sur toile, Salon de 1866 H. 271cm; L. 104cm Inscr. Dans un cartouche b.m.:La Vigilance. Paris, musée d’Orsay; M. N. R. 973 A-B-C.

112. Louis-Edouard Rioult, Deux baigneuses huile sur toile, 1833 H. ; L. Amiens, musée de Picardie.

113. Jules Ziegler (1804-1856) L’Imagination huile sur toile, Salon de 1839 H.129cm; L.96cm Langres, musées de Langres; inv. 842-1.

VIII. Modernités :

114. Eugène-Emmanuel Amaury-Duval (1808-1885) Jeanne de Tourbay, plus tard Madame de Loynes huile sur toile, Salon de 1863. H. 100cm; L. 83cm. Paris, musée d’Orsay; R. F. 2168.

115. Alexandre Antigna (1817-1878) La mort du pauvre huile sur toile, Salon de 1849 H. 128cm; L. 193cm Remiremont, musée municipal Charles de Bruyère; inv.78-1-6.

116. Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) Le prince impérial et son chien Néro Groupe marbre, 1865 H. 140cm; L. 65,4cm; P. 61,5cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 2042.

117. Jean-Baptiste, dit Auguste Clésinger (1814-1883) Femme piquée par un serpent

Statue couchée marbre, Salon de 1847 H. 56,5cm; L. 180cm; P. 70cm Paris, musée d’Orsay; R.F. 2053. Com. : " Sous la mollesse abandonnée des lignes flamboyait une certaine ondulation michel-angelesque de contours qui dénotait une vigueur peu commune et séparait nettement l'auteur des statuaires de boudoir. Peut- être cette femme couchée, avant la morsure du serpent, ou en même temps, si vous voulez, avait reçu un baiser; mais c'était un de ces baisers de la passion dont parle Saint-Preux, et non une de ces distraites caresses du libertinage ou de l'ennui. Cette volupté si violente et si furieuse que ses spasmes ressemblaient à la mort à s'y tromper et en prenaient la chasteté, fit un effet inattendu et général. On s'étonna de voir le marbre s'agiter dans sa blancheur froide et glaciale, et faire impression sur la foule comme la plus chaude peinture. " Théophile Gautier, La Presse, 23 avril 1848.

118. Eugène Delacroix (1798-1863) Chasse aux lions. Esquisse huile sur toile, 1854 H. 86cm; L. 115cm, Paris, musée d’Orsay; R. F. 1984-33.

119. Eugène Delacroix (1798-1863) Etude de femme nue, couchée sur un divan, dit La Femme aux bas blancs

huile sur toile, 1832 H. 26cm; L. 33cm Paris, musée du Louvre; R. F. 1657.
Com. : " Rosette elle-même était endormie. Elle avait deux bras au-dessus de la tête, la bouche souriante et entrouverte, une jambe repliée, dans une pose pleine de grâce et d'abandon; elle était si bien ainsi que je sentis le regret mortel de n'en pas être plus amoureux. " Théophile Gautier, Mademoiselle de Maupin, Chap. IV, GF, p132.

120. Eugène Delacroix (1798-1863) La montée du calvaire

huile sur bois, Salon de 1859 H. 57cm; L. 48cm Metz, musée municipal.
Com. : " La Montée au Calvaire, devait être exécutée dans de grandes proportions à Saint-Sulpice, dans la chapelle des fonts baptismaux dont la destination a été changée, et c'est dommage : cela eût fait une violente, superbe et magistrale peinture. Le mouvement ascensionnel du lugubre cortège sur le chemin douloureux étage d'une façon pittoresque et donne de la variété aux attitudes des bourreaux, des soldats, des saints personnages et de la foule, dont la féroce curiosité gravit les rudes pentes de la montagne pour avoir une bonne place et ne pas perdre une convulsion de l'agonie du Juste. Haletant, livide, presque écrasé, le Christ s'affaisse sous la croix où bientôt les tortionnaires vont le clouer avec l'inscription dérisoire, et il subit ces avanies de la plèbe, plus pénibles que le supplice même. Cette esquisse achevée rappelle le Tintoret dans ses beaux jours. " Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 21 mai 1859.

121. Eugène Delacroix (1798-1863) Mort de Sardanapale. Esquisse Huile sur toile, 1827 H. 81cm; L. 100cm Paris, musée du Louvre; R. F. 2488.

122. Eugène Delacroix (1798-1863) Une Odalisque huile sur toile, Salon de 1847 H. 32cm; L. 40cm Paris, coll. Mme David-Weill.

Com. « Et comme l'odalisque d'Ingres,
de ses reins cambrant les rondeurs,
En dépit des vertus malingres,
En dépit des maigres pudeurs !

Paresseuse odalisque, arrière !
Voici le tableau dans son jour,
Le diamant dans sa lumière;
Voici la beauté dans l'amour !

Sa tête se penche et se renverse;
Haletante, dressant les seins,
Aux bras du rêve qui la berce,
Elle tombe sur ses coussins. »

Théophile Gautier, Emaux et Camées, « Le poème de la femme ».

123. Gustave Doré (1832-1883) Scène de Casino mine de plomb, plume, lavis d’encre noire et rehauts de gouache blanche, sur papier H. 49,6cm; L. 76,8cm Poitiers, musées de la ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l’Ouest.

124. Edouard Dubufe (1819-1883) Madame F... huile sur toile, Salon de 1850-1851 H. 130cm; L. 89,5cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1982-4.

Com. : « Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d''abeille,
Frais comme un coeur de rose thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté

Et ces plis sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers. »

Théophile Gautier, Emaux et Camées, « A une robe rose ».

125. Hippolyte Flandrin (1809-1864) Portrait de l’empereur Napoléon III huile sur toile, Salon de 1863 H. 212cm; L. 147cm Versailles, musée national du château.

Com. : "Le peintre doit faire comprendre au spectateur qu'il a devant lui le chef d'un grand Etat. Nulle emphase, nul apparat dans la composition du portrait, mais une majesté simple et tranquille qui s'impose sans effort et ne permet pas un instant de doute sur l'auguste nature de la personne représentée. On a l'habitude de vanter surtout M. Flandrin comme dessinateur. Ici, à sa perfection des lignes et à sa pureté de style, il joint les mérites du plus savant coloriste. Quelles difficultés offrait pourtant cette gamme de rouges aux nuances et aux valeurs diverses : le rouge du grand cordon, le rouge du pantalon, le rouge des drapeaux, le rouge amarante de la tenture et du fauteuil ! " Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 23 mai 1863.

126. Adolphe Leleux (1812-1891) Le mot d'’ordre (Paris)
huile sur toile, Salon de 1849 H. 93cm; 58cm Versailles, musée national de château.

127. Adolphe Leleux (1812-1891) Gravure d’après les Jeunes pâtres espagnols 1848 Paris, coll. part.

Com. « Cette scène bien simple et sans grande portée esthétique intéresse et attache comme un drame. La figure la mieux réussie est celle du jeune pâtre au torse robuste déjà, au profil décidé, au regard presque viril.... Le grand mérite de M. Leleux est la sincérité complète, l'étude sérieuse et constante de la nature: et il ne faut pas qu'il s'écarte de cette route étroite, âpre mais certaine. » Théophile Gautier, La Presse, 6 avril 1847.

128. Gustave Moreau (1826-1898) Darius fuyant la bataille d'Arbelles huile sur toile esquisse de 1852 Paris, musée Gustave Moreau.

129. Vincent Vidal, Apollonie Sabatier, la Présidente crayon et aquarelle Compiègne, musée du Second Empire, château de Compiègne.

IX. Réalisme :

130. Jules Breton (1827-1906) Le soir
huile sur toile, Salon de 1861 H. 90cm; L. 120cm Cuisery, Hôtel de ville.

Com. « Il y a chez Breton un sentiment profond de la beauté qui le sépare des vulgaires faiseurs de paysanneries. Il ne flatte pas la nature en laid. Une jeune femme fatiguée sans doute, s'est relevée et se tient debout, détachée en silhouette sur la limpidité du ciel avec une sveltesse et une élégance rares. Ce type semble préoccuper le peintre, et il reparaît à travers son oeuvre comme la répétition involontaire de quelque Fornarina villageoise ». Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 25 mai 1861.

131. Camille Corot (1796-1875) La levée des filets

huile sur toile, 1871 H. 0,66; L. 0,82 Paris, musée d’Orsay; R. F. 1797.

132. Gustave Courbet (1819-1877) Le chevreuil chassé, aux écoutes; printemps
huile sur toile, 1867, Salon de 1868 H. 111cm; L. 85cm Paris, musée d’Orsay

133. Gustave Courbet (1819-1877) Paysage rocheux aux environs de Flagey
H. 85,5cm; L. 160cm Paris, musée d’Orsay, M.N.R. 875.

134.Gustave Courbet (1819-1877) Le Gour de Conches
huile sur toile, 1864 H. 70cm; L. 60cm Besançon, musée des Beaux-Arts.

135. Narcisse Diaz De La Pena (1807-1876) Mare sous les chênes
huile sur toile, 1857 H. 46cm; L. 65,5cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1817.

136. Edouard Manet (1832-1883) Le Guitarero
gravure, 5 état, 1861-62 H. 30,2cm; L. 24,7cm Paris, Bibliothèque Nationale de France.

137. Jean-François Millet (1814-1875) Un vanneur
huile sur bois, réplique avec variantes du tableau du Salon de 1848 H. 79,5cm; L. 58,5cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1874

138. Théodore Rousseau (1812-1867) Clairière dans la Haute Futaie; forêt de Fontainebleau, dit La charrette
huile sur bois, Salon de 1863 H. 28cm; L. 53cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1888.

X. “ Les milles sentiers du caprice ” :

139. Henri Baron (1816-1885) Soirée d'été en Italie

huile sur toile, Salon de 1847 H. 88cm; L. 100cm Lille, musée des Beaux-Arts.
Com. « La Soirée d'été de Baron nous introduit dans une compagnie de jeunes cavaliers et de belles femmes, les uns assis, les autres couchés, ceux-la nonchalemment appuyés sur le coude, qui devisent entre eux d'amour et de poésie dans un beau jardin. O doux far niente ! ô tendres propos le long des charmilles! ô doux aveux! ô longs baisers argentés par la lune! ô passion! ô jeunesse! cette toile fait penser à tout cela. » Théophile Gautier, La Presse, le 3 avril 1847.

140. Thomas Couture, Les Romains de la décadence, esquisse huile sur toile Paris, musée d'’Orsay, .

141. Narcisse Diaz De La Pena (1807-1876) Jeune femme au temps de Louis XV huile sur bois, 1850 H. 38cm; L. 26cm Montpellier, musée Fabre; Inv. 868.1.33.

142. Gustave Doré (1832-1883) Les contes drôlatiques par le sieur de Balzac

Cinquième édition illustrée de dessins par Gustave Doré Imp. Bernard et Cie, 1 vol. , in 8 , cartonnage d’éditeur, percaline noire frappée or Starsbourg, Cabinet des Estampes.
Com. « Quelle gaucherie héraldiaue, quelle angulosité chevaleresque et baroniale; et parfois quel mélange de la panoplie et de la batterie de cuisine! quel rire égueulé au fond de ces casques! quels ventres sous ces cuirasses. » Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, le 18 février 1856.

143. Théophile Gautier (1811-1872) La Capitaine Fracasse illustré par Gustave Doré Paris, Bibliothèque Nationale de France, Rés. Y2. 615.

144. Théophile Gautier (1811-1872) La cuisine du Samedi dessin à la plume, coll. part.

145. Dessins de Victor Hugo gravés par Paul Chenay, Préface de Théophile Gautier, 1862 Paris, Bibliothèque Nationale de France, V. 5089.

146. Victor Hugo (1802-1885) Paysage avec lac, ruines et château

plume et lavis d’encre brune H. 18,0cm; L. 27,0cm Dijon, musée des Beaux-Arts.
Com. « Le poète possède cet oeil visionnaire dont il parle à propos de Dürer; il voit les choses par leur angle bizarre, et la vie cachée sous les formes se révèle à lui dans son activité mystérieuse. » Théophile Gautier, préface à l'Album Chenay, 186.

147. Victor Hugo (1802-1885) Figures que font les paysans quand ils voient les sarregousets plume, pinceau, encre brune et lavis, réserves, sur papier H. 27,7cm; L. 19,5cm Paris, Bibliothèque Nationale; N.a.f. 24745, f. 59v (boîte 1, n 4)

148. Ernest Meissonier (1815-1891) Les amateurs de peinture (dans le goût du XVIIIè siècle), dit aussi Un peintre

huile sur bois, Salon de 1861 (Un peintre) H. 35,5cm; L. 28,5cm Paris, musée d'’Orsay; R. F. 1855.
Com. « C'est un de ces motifs fréquemment repris par l'artiste et dont il tire toujours des variations agréables. On ne se lasse pas plus de les regarder que de les reproduire. En effet rien de plus favorable à la peinture que ces intérieurs de l'autre siècle, avec leurs tapisseries, leurs plâtres, leurs toiles accrochées aux murs, leurs pots de Chine à tremper leurs pinceaux, leurs tables et leurs fauteuils à pieds de biche. » Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 5 juillet 1861.

149. Célestin Nanteuil (1813-1871) Un rayon de soleil huile sur toile, Salon de 1848 H. 89cm; L. 117cm Valenciennes, musée des Beaux-Arts.

XI. Orients :

150. Léon Belly (1827-1877) La mer morte huile sur toile, Salon de 1866 H. 63,7cm; L. 95,4cm Paris, musée des arts d’Afrique et d’Océanie; AF 13746.

151. Théodore Chassériau (1819-1856) Femme mauresque sortant du bain huile sur toile, 1854 H. 67cm; L. 54cm Strasbourg, musée des Beaux-Arts, dépôt du Louvre.

152. Charles-Henri-Joseph Cordier (1827-1905), Capresse des colonies buste onyx et bronze patiné et doré avec piédouche en marbre cervelas rose, 1861 H. 96,5cm (dont piédouche H. 19,5cm); L. 54cm; P. 28cm Paris, musée d’Orsay; R.F. 2996.

153. Adrien Dauzats (1804-1868) Les Gitanos

huile sur papier, 1833, Salon de 1834 H. 61,5cm; L. 41,5cm Paris, Coll. Part.
Com. «Des cheveux gris plaqués aux tempes, un nez cardinalisé de purée septembrale, tout fleuri de bubelettes, s'épanouissaient en bulbe entre deux petits yeux vairons recouverts de sourcils très épais et bizarrement noirs, des joues flasques, martelées de tons vineux et traversées de fibrilles rouges, une bouche lippue d'ivrogne et de satyre, un menton à verrue où s'implantaient quelques poils revêches et durs, comme des crins de vergette composaient un ensemble de physionomie digne d'être sculptée en mascaron sous la corniche du Pont-Neuf. » Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, Chap. II, Bouquins, p1060.

154. Alexancre-Gabriel Decamps (1803-1860) Marchand turc fumant dans sa boutique

huile sur toile, 1844 H. 36cm; L. 28cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1810.
Com. : "Ce que nous aimons surtout dans Decamps et ce qui fait voir sa haute portée d'artiste, c'est l'indifférence absolue, la souveraine impartialité de son talent. Comme le soleil, il dore sans choix ni préférence un pan de mur, un visage humain, un museau de singe ou une croupe de cheval. Que lui importe ! il sait bien que tout ce qu'il touche s'illumine; il est calme comme la nature et ne se prend de tendresse pour rien. C'est un vrai peintre, il ne cherche pas la poésie et le drame; le premier motif lui suffit; ses ressources sont en lui-même, avec un Turc accroupi, et fumant sa pipe, il saura bien vous arrêter une heure entière, résultat que les compositions les plus compliquées et les plus littéraires obtiennent bien rarement. " Théophile Gautier, La Presse, 27 mars 1839.

155. Eugène Fromentin (1820-1876) Tentes de la smalah de Si-Hamed-bel-Hadj

huile sur toile, Salon de 1849 Montpellier, musée Fabre.
Com. « M. Fromentin s'est inspiré directement de la nature, et n'est pas parti de Paris, comme beaucoup de peintres, avec son Orient tout fait. Il a tout d'abord saisi la lumière de ce ciel où le nuage est inconnu, et n'a pas mis pour la voir des lunettes à verres jaunes ou rouges; il l'a vue telle qu'elle est, pure, intense, aveuglante presque, et faisant détacher sur l'azur la blancheur des maisons, le vert pâle des aloès et le gris pulvérulent des terrains. » Théophile Gautier, Le Monituer Universel, 7 août 1849.

156. Théophile Gautier (1811-1872) Constantinople Paris, Bibliothèque Nationale de France, J. 18501.

157. Eugène Giraud, Théophile Gautier fumant son Chibouck aquarelle, 1862 Paris, Bibliothèque Nationale de France, Est. Na. 87 rés. Don de la princesse Mathilde.

158. Jean-Léon Gérome (1824-1904) Le prisonnier

huile sur toile, Salon de 1863 H. 45cm; L. 78cm Nantes, musée des Beaux-Arts.
Com. «Une barque, cédant à l'effort de deux rameurs, glisse sur l'eau paisible du Nil; en travers sur l'un des bancs, les pieds et la tête appuyés au bordage, les mains contenus par des ceps de bois, gît, raide comme une momie, un prisonnier...A la poupe, près du gouvernail, un jeune Albanais, férocemment effeminé, la ceinture hérissée de pistolets et d'yatagans, se penche dans son magnifique costume vers le captif et lui chante en s'accompagnant de la gugla, quelque refrain ironique et railleur, lâche sarcasme de favori à victime. La nature n'imite-t-elle pas le jeune Albanais et son insouciance n'a-t-elle pas l'air d'une cruauté moqueuse. » Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 18 juin 1863.

159. Gustave Guillaumet (1840-1887) Le Sahara, dit aussi Le désert huile sur toile, Salon de 1868 H. 110cm; L. 200cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 505.

160. Prosper Marilhat (1811-1847) Ruines de la mosquée du khalife Hakem au Caire huile sur toile, H. 84,5cm; L. 130cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 184.

161. Henri Regnault (1843-1871) Haoua, intérieur de Harem aquarelle, 1870 H. 75cm; L. 53cm Paris, Coll. Mme Doublet-Vaudoyer.

162. Charles Vacher de Tournemine (1812-1872) Café à Adalia (Turquie) huile sur toile, 1856 H. 69cm; L. 124cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 115.

163. Jules Ziegler (1804-1856) Judith huile sur toile, Salon de 1847 H. 135cm; L. 119cm Lyon, musée des Beaux-Arts; A 2858.

164. Jules Ziegler (1804-1856) Cache-Pot Grès H. 28,5cm; L. 23,5cm Sèvres, musée national de céramique; Inv. MNC 3009- 21.


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