Gautier, critique d'art
Cette liste des oeuvres met en regard du tableau presenté,
un texte de Gautier, de critique, de poésie ou de prose romanesque, qui figure,
transpose ou tout simplement évoque le tableau.
VII. De la volupté en art :
«Aussi j'aime tes courtisanes,
Amant du vrai, grand Titien,
Roi des tons chauds et diaphanes,
Soleil du ciel vénitien.
Pour rendre sa beauté complète,
Laisse-moi faire, grand vieillard,
Changeant mon luth pour ta palette,
Une transposition d'art;
Et poète trempant ma phrase
Dans l'or de tes glacis ambrés,
Comme un peintre montrer sans gaze
Des trésors par l'amour ambrés.»
Théophile Gautier, «Musée Secret».
99. Eugène-Emmanuel
Amaury Duval (1808-1885) Psyché
huile sur toile, esquisse du tableau du Salon de 1867 H.
37,5cm; L. 79,5cm Riom, musée Francisque Mandet; Inv. 86715.
100. Eugène-Emmanuel Amaury-Duval
(1808-1885) Sainte Philomène soutenue par deux anges
huile sur toile, 1844 H. 110cm; L. 130cm Paris, église Saint-Merry.
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101. Paul Baudry (1828-1886) La toilette de
Vénus huile sur toile, Salon de 1859
H. 136cm; L. 84cm Bordeaux, musée des Beaux-Arts.
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102. Théodore Chassériau (1819-1856)
Esther se parant pour être présentée au roi Assuérus, dit La toilette d'’Esher
huile sur toile, Salon de 1842 H. 45,5cm;
L. 35,5cm Paris, musée du Louvre; R. F. 3900.
Com. : "Mêler l'ambre du Titien et l'argent de Paul Véronèse avec le vernis
d'or de Rembrandt; faites passer le soleil à travers la topaze, et vous n'obtiendrez
pas encore le ton merveilleux de cette opulente chevelure, qui semblait envoyer
la lumière au lieu de la recevoir, et qui eût mérité mieux que celle de Bérénice
de flamboyer, constellation nouvelle, parmi les anciens astres !" Théophile
Gautier, "Avatar", Contes et récits fantastiques, livre de poche, p 450.
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103. Théodore Chassériau
(1819-1856) Nymphe endormie
huile sur toile, Salon de 1850-51 Avignon, musée Calvet.
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104. Théodore Chassériau
(1819-1856) Tepidarium huile sur
toile, 1853 H. 171cm; L. 258cm Paris, musée d'’Orsay, R.F. 71
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105. Jean-Léon Gérome (1824-1904)
Le 7 décembre 1815, neuf heures du matin. L'exécution du maréchal Ney
huile sur toile, Salon de 1868 H. 64cm; L. 103cm
Sheffield, City Art Gallery.
106. Jean-Léon Gérome (1824-1904)
Consummatum est. Jérusalem
huile sur toile, Salon de 1868 H. 0,82; L. 1,445 Paris,
musée d’Orsay; R. F. 1990-7.
107. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Angélique
huile sur toile, Etude pour Roger délivrant
Angélique, 1819 H. 84,5cm; L. 42,5cm Paris, musée du Louvre; R. F. 2520.
Com. : “ Quelle charmante fantaisie que le Roger délivrant Angélique ! Nous
doutons que l'Arioste ait jamais été mieux traduit. Angélique est la figure
la plus suave, la plus délicieuse dans sa chaste pâleur nacrée, que puisse rêver
une imagination amoureuse du beau. Angélique n'est pas une statue qui vit, c'est
une femme, et une femme moderne; on le sent à nous ne savons quoi de plus fin,
de plus élancé, et pourquoi ne pas le dire, quoique le mot arrive singulièrement
ici, de plus chrétien. Comme elle renverse son cou de cygne, un peu trop long
peut-être, comme elle répand la cascade blonde de ses cheveux, comme elle lève
au ciel ses yeux d'un azur tendre ! " Théophile Gautier, Le Moniteur Universel,
12 et 14 juillet 1855.
108. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Jupiter
et Antiope
huile sur toile, 1851, Exposition universelle de 1855 H.
325cm; L. 435cm Paris, musée d'’Orsay; R. F. 2521.
Com. « Un jour, au doux rêveur qui l'aime,
En train de montrer ses trésors,
Elle voulut lire un poème,
Le poème de son beau corps.
Oh ! quelles ravissantes choses,
Dans sa divine nudité,
Avec les strophes de ses poses,
Chantait cet hymne de beauté. »
Théophile Gautier, Emaux et Camées, « Le poème de
la femme".
109. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) Les
Tragiques Grecs
huile sur toile H. ; L. Angers, musée des Beaux-Arts.
110. Jean-Jacques, dit James Pradier (1790-1852)
Nyssia
marbre pentélique, Salon de 1848 H. 176cm
Montpellier, musée Fabre; Inv. D.848-1-1.
Com. : " Nyssia vient de laisser tomber son dernier voile; elle se tient debout
dans sa chaste nudité de statue, et Gygès, de l'ombre où il est tapi, peut juger
à quel point ''enthousiasme de Candaule avait raison. Ce corps divin, suprême
effort de la nature jalouse de l'art, développe ses belles lignes avec ces ondulations
harmonieuses, et ces balancements rythmés, musique de l'oeil, que les sculpteurs
grecs savaient si bien entendre. " Théophile Gautier, La Presse, 10 juin 1852."
111. Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) La Vigilance
huile sur toile, Salon de 1866 H. 271cm; L. 104cm Inscr.
Dans un cartouche b.m.:La Vigilance. Paris, musée d’Orsay; M. N. R. 973 A-B-C.
112. Louis-Edouard Rioult, Deux baigneuses
huile sur toile, 1833 H. ; L. Amiens, musée de Picardie.
113. Jules Ziegler (1804-1856) L’Imagination
huile sur toile, Salon de 1839 H.129cm; L.96cm Langres,
musées de Langres; inv. 842-1.
VIII. Modernités :
114. Eugène-Emmanuel Amaury-Duval
(1808-1885) Jeanne de Tourbay, plus tard Madame de Loynes
huile sur toile, Salon de 1863. H. 100cm; L. 83cm. Paris,
musée d’Orsay; R. F. 2168.
115. Alexandre Antigna (1817-1878) La mort du pauvre
huile sur toile, Salon de 1849 H. 128cm; L. 193cm Remiremont,
musée municipal Charles de Bruyère; inv.78-1-6.
116. Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) Le prince
impérial et son chien Néro
Groupe marbre, 1865 H. 140cm; L. 65,4cm; P. 61,5cm Paris,
musée d’Orsay; R. F. 2042.
117. Jean-Baptiste, dit
Auguste Clésinger (1814-1883) Femme piquée par un serpent
Statue couchée marbre, Salon de 1847 H.
56,5cm; L. 180cm; P. 70cm Paris, musée d’Orsay; R.F. 2053. Com.
: " Sous la mollesse abandonnée des lignes flamboyait une certaine ondulation
michel-angelesque de contours qui dénotait une vigueur peu commune et séparait
nettement l'auteur des statuaires de boudoir. Peut- être cette femme couchée,
avant la morsure du serpent, ou en même temps, si vous voulez, avait reçu un
baiser; mais c'était un de ces baisers de la passion dont parle Saint-Preux,
et non une de ces distraites caresses du libertinage ou de l'ennui. Cette volupté
si violente et si furieuse que ses spasmes ressemblaient à la mort à s'y tromper
et en prenaient la chasteté, fit un effet inattendu et général. On s'étonna
de voir le marbre s'agiter dans sa blancheur froide et glaciale, et faire impression
sur la foule comme la plus chaude peinture. " Théophile Gautier, La Presse,
23 avril 1848.
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118. Eugène Delacroix
(1798-1863) Chasse aux lions. Esquisse huile
sur toile, 1854 H. 86cm; L. 115cm, Paris, musée d’Orsay; R. F. 1984-33.
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119. Eugène Delacroix (1798-1863)
Etude de femme nue, couchée sur un divan, dit La Femme aux bas blancs
huile sur toile, 1832 H. 26cm; L. 33cm
Paris, musée du Louvre; R. F. 1657.
Com. : " Rosette elle-même était endormie. Elle avait deux bras au-dessus de
la tête, la bouche souriante et entrouverte, une jambe repliée, dans une pose
pleine de grâce et d'abandon; elle était si bien ainsi que je sentis le regret
mortel de n'en pas être plus amoureux. " Théophile Gautier, Mademoiselle de
Maupin, Chap. IV, GF, p132.
120. Eugène Delacroix (1798-1863)
La montée du calvaire
huile sur bois, Salon de 1859 H. 57cm;
L. 48cm Metz, musée municipal.
Com. : " La Montée au Calvaire, devait être exécutée dans de grandes proportions
à Saint-Sulpice, dans la chapelle des fonts baptismaux dont la destination a
été changée, et c'est dommage : cela eût fait une violente, superbe et magistrale
peinture. Le mouvement ascensionnel du lugubre cortège sur le chemin douloureux
étage d'une façon pittoresque et donne de la variété aux attitudes des bourreaux,
des soldats, des saints personnages et de la foule, dont la féroce curiosité
gravit les rudes pentes de la montagne pour avoir une bonne place et ne pas
perdre une convulsion de l'agonie du Juste. Haletant, livide, presque écrasé,
le Christ s'affaisse sous la croix où bientôt les tortionnaires vont le clouer
avec l'inscription dérisoire, et il subit ces avanies de la plèbe, plus pénibles
que le supplice même. Cette esquisse achevée rappelle le Tintoret dans ses beaux
jours. " Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 21 mai 1859.
121. Eugène Delacroix (1798-1863)
Mort de Sardanapale. Esquisse
Huile sur toile, 1827 H. 81cm; L. 100cm Paris, musée du
Louvre; R. F. 2488.
122. Eugène Delacroix (1798-1863)
Une Odalisque
huile sur toile, Salon de 1847 H. 32cm; L. 40cm Paris, coll.
Mme David-Weill.
Com. « Et comme l'odalisque d'Ingres,
de ses reins cambrant les rondeurs,
En dépit des vertus malingres,
En dépit des maigres pudeurs !
Paresseuse odalisque, arrière !
Voici le tableau dans son jour,
Le diamant dans sa lumière;
Voici la beauté dans l'amour !
Sa tête se penche et se renverse;
Haletante, dressant les seins,
Aux bras du rêve qui la berce,
Elle tombe sur ses coussins. »
Théophile Gautier, Emaux et Camées, « Le poème
de la femme ».
123. Gustave Doré (1832-1883) Scène
de Casino
mine de plomb, plume, lavis d’encre noire et rehauts de
gouache blanche, sur papier H. 49,6cm; L. 76,8cm Poitiers, musées de la ville
de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l’Ouest.
124. Edouard Dubufe (1819-1883) Madame
F...
huile sur toile, Salon de 1850-1851 H. 130cm; L. 89,5cm
Paris, musée d’Orsay; R. F. 1982-4.
Com. : « Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !
Frêle comme une aile d''abeille,
Frais comme un coeur de rose thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté
Et ces plis sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers. »
Théophile Gautier, Emaux
et Camées, « A une robe rose ».
125. Hippolyte Flandrin (1809-1864) Portrait
de l’empereur Napoléon III
huile sur toile, Salon de 1863 H. 212cm; L. 147cm Versailles,
musée national du château.
Com. : "Le peintre doit faire comprendre au spectateur qu'il
a devant lui le chef d'un grand Etat. Nulle emphase, nul apparat dans la composition
du portrait, mais une majesté simple et tranquille qui s'impose sans effort
et ne permet pas un instant de doute sur l'auguste nature de la personne représentée.
On a l'habitude de vanter surtout M. Flandrin comme dessinateur. Ici, à sa perfection
des lignes et à sa pureté de style, il joint les mérites du plus savant coloriste.
Quelles difficultés offrait pourtant cette gamme de rouges aux nuances et aux
valeurs diverses : le rouge du grand cordon, le rouge du pantalon, le rouge
des drapeaux, le rouge amarante de la tenture et du fauteuil ! " Théophile Gautier,
Le Moniteur Universel, 23 mai 1863.
126. Adolphe Leleux (1812-1891) Le mot d'’ordre (Paris)
huile sur toile, Salon de 1849 H. 93cm; 58cm Versailles, musée national de château.
127. Adolphe Leleux (1812-1891) Gravure d’après les
Jeunes pâtres espagnols
1848 Paris, coll. part.
Com. « Cette scène bien simple et sans grande portée
esthétique intéresse et attache comme un drame. La figure la mieux réussie est
celle du jeune pâtre au torse robuste déjà, au profil décidé, au regard presque
viril.... Le grand mérite de M. Leleux est la sincérité complète, l'étude sérieuse
et constante de la nature: et il ne faut pas qu'il s'écarte de cette route étroite,
âpre mais certaine. » Théophile Gautier, La Presse, 6 avril 1847.
128. Gustave Moreau (1826-1898) Darius fuyant la
bataille d'Arbelles
huile sur toile esquisse de 1852 Paris, musée Gustave Moreau.
129. Vincent Vidal, Apollonie Sabatier, la Présidente
crayon et aquarelle Compiègne, musée du Second Empire, château
de Compiègne.
IX. Réalisme :
130. Jules Breton (1827-1906) Le soir
huile sur toile, Salon de 1861 H. 90cm; L. 120cm Cuisery, Hôtel de ville.
Com. « Il y a chez Breton un sentiment profond de la beauté qui le sépare des
vulgaires faiseurs de paysanneries. Il ne flatte pas la nature en laid. Une
jeune femme fatiguée sans doute, s'est relevée et se tient debout, détachée
en silhouette sur la limpidité du ciel avec une sveltesse et une élégance rares.
Ce type semble préoccuper le peintre, et il reparaît à travers son oeuvre comme
la répétition involontaire de quelque Fornarina villageoise ». Théophile Gautier,
Le Moniteur Universel, 25 mai 1861.
131. Camille Corot (1796-1875)
La levée des filets
huile sur toile, 1871 H. 0,66; L. 0,82 Paris, musée d’Orsay;
R. F. 1797.
132. Gustave Courbet (1819-1877)
Le chevreuil chassé, aux écoutes; printemps
huile sur toile, 1867, Salon de 1868 H. 111cm;
L. 85cm Paris, musée d’Orsay
133. Gustave Courbet (1819-1877)
Paysage rocheux aux environs de Flagey
H. 85,5cm; L. 160cm Paris, musée d’Orsay, M.N.R.
875.
134.Gustave Courbet (1819-1877)
Le Gour de Conches
huile sur toile, 1864 H. 70cm; L. 60cm Besançon,
musée des Beaux-Arts.
135. Narcisse Diaz De La
Pena (1807-1876) Mare sous les chênes
huile sur toile, 1857 H. 46cm; L. 65,5cm Paris,
musée d’Orsay; R. F. 1817.
136. Edouard Manet (1832-1883)
Le Guitarero
gravure, 5 état, 1861-62 H. 30,2cm; L. 24,7cm Paris,
Bibliothèque Nationale de France.
137. Jean-François Millet
(1814-1875) Un vanneur
huile sur bois, réplique avec variantes du tableau
du Salon de 1848 H. 79,5cm; L. 58,5cm Paris, musée d’Orsay; R. F. 1874
138. Théodore Rousseau (1812-1867)
Clairière dans la Haute Futaie; forêt de Fontainebleau, dit La charrette
huile sur bois, Salon de 1863 H. 28cm; L. 53cm
Paris, musée d’Orsay; R. F. 1888.
X. “ Les milles sentiers du caprice
” :
139. Henri Baron (1816-1885) Soirée d'été en Italie
huile sur toile, Salon de 1847 H. 88cm;
L. 100cm Lille, musée des Beaux-Arts.
Com. « La Soirée d'été de Baron nous introduit dans une compagnie de jeunes
cavaliers et de belles femmes, les uns assis, les autres couchés, ceux-la nonchalemment
appuyés sur le coude, qui devisent entre eux d'amour et de poésie dans un beau
jardin. O doux far niente ! ô tendres propos le long des charmilles! ô doux
aveux! ô longs baisers argentés par la lune! ô passion! ô jeunesse! cette toile
fait penser à tout cela. » Théophile Gautier, La Presse, le 3 avril 1847.
140. Thomas Couture, Les Romains de la décadence,
esquisse
huile sur toile Paris, musée d'’Orsay, .
141. Narcisse Diaz De La Pena (1807-1876) Jeune femme
au temps de Louis XV
huile sur bois, 1850 H. 38cm; L. 26cm Montpellier, musée
Fabre; Inv. 868.1.33.
142. Gustave Doré (1832-1883)
Les contes drôlatiques par le sieur de Balzac
Cinquième édition illustrée de dessins
par Gustave Doré Imp. Bernard et Cie, 1 vol. , in 8 , cartonnage d’éditeur,
percaline noire frappée or Starsbourg, Cabinet des Estampes.
Com. « Quelle gaucherie héraldiaue, quelle angulosité chevaleresque et baroniale;
et parfois quel mélange de la panoplie et de la batterie de cuisine! quel rire
égueulé au fond de ces casques! quels ventres sous ces cuirasses. » Théophile
Gautier, Le Moniteur Universel, le 18 février 1856.
143. Théophile Gautier
(1811-1872) La Capitaine Fracasse illustré par Gustave Doré
Paris, Bibliothèque Nationale de France, Rés. Y2. 615.
144. Théophile Gautier
(1811-1872) La cuisine du Samedi
dessin à la plume, coll. part.
145. Dessins
de Victor Hugo gravés par Paul Chenay, Préface
de Théophile Gautier, 1862
Paris, Bibliothèque Nationale de France, V. 5089.
146. Victor Hugo (1802-1885) Paysage avec lac, ruines
et château
plume et lavis d’encre brune H. 18,0cm;
L. 27,0cm Dijon, musée des Beaux-Arts.
Com. « Le poète possède cet oeil visionnaire dont il parle à propos de Dürer;
il voit les choses par leur angle bizarre, et la vie cachée sous les formes
se révèle à lui dans son activité mystérieuse. » Théophile Gautier, préface
à l'Album Chenay, 186.
147. Victor Hugo (1802-1885)
Figures que font les paysans quand ils voient les sarregousets
plume, pinceau, encre brune et lavis, réserves, sur papier
H. 27,7cm; L. 19,5cm Paris, Bibliothèque Nationale; N.a.f. 24745, f. 59v (boîte
1, n 4)
148. Ernest Meissonier (1815-1891) Les amateurs de
peinture (dans le goût du XVIIIè siècle), dit aussi Un peintre
huile sur bois, Salon de 1861 (Un peintre)
H. 35,5cm; L. 28,5cm Paris, musée d'’Orsay; R. F. 1855.
Com. « C'est un de ces motifs fréquemment repris par l'artiste et dont il tire
toujours des variations agréables. On ne se lasse pas plus de les regarder que
de les reproduire. En effet rien de plus favorable à la peinture que ces intérieurs
de l'autre siècle, avec leurs tapisseries, leurs plâtres, leurs toiles accrochées
aux murs, leurs pots de Chine à tremper leurs pinceaux, leurs tables et leurs
fauteuils à pieds de biche. » Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 5 juillet
1861.
149. Célestin Nanteuil
(1813-1871) Un rayon de soleil
huile sur toile, Salon de 1848 H. 89cm; L. 117cm Valenciennes,
musée des Beaux-Arts.
XI. Orients :
150. Léon Belly (1827-1877)
La mer morte
huile sur toile, Salon de 1866 H. 63,7cm; L. 95,4cm Paris,
musée des arts d’Afrique et d’Océanie; AF 13746.
151. Théodore Chassériau
(1819-1856) Femme mauresque sortant du bain
huile sur toile, 1854 H. 67cm; L. 54cm Strasbourg, musée
des Beaux-Arts, dépôt du Louvre.
152. Charles-Henri-Joseph Cordier (1827-1905), Capresse
des colonies
buste onyx et bronze patiné et doré avec piédouche en marbre
cervelas rose, 1861 H. 96,5cm (dont piédouche H. 19,5cm); L. 54cm; P. 28cm Paris,
musée d’Orsay; R.F. 2996.
153. Adrien Dauzats (1804-1868) Les Gitanos
huile sur papier, 1833, Salon de 1834
H. 61,5cm; L. 41,5cm Paris, Coll. Part.
Com. «Des cheveux gris plaqués aux tempes, un nez cardinalisé de purée septembrale,
tout fleuri de bubelettes, s'épanouissaient en bulbe entre deux petits yeux
vairons recouverts de sourcils très épais et bizarrement noirs, des joues flasques,
martelées de tons vineux et traversées de fibrilles rouges, une bouche lippue
d'ivrogne et de satyre, un menton à verrue où s'implantaient quelques poils
revêches et durs, comme des crins de vergette composaient un ensemble de physionomie
digne d'être sculptée en mascaron sous la corniche du Pont-Neuf. » Théophile
Gautier, Le Capitaine Fracasse, Chap. II, Bouquins, p1060.
154. Alexancre-Gabriel Decamps (1803-1860) Marchand
turc fumant dans sa boutique
huile sur toile, 1844 H. 36cm; L. 28cm
Paris, musée d’Orsay; R. F. 1810.
Com. : "Ce que nous aimons surtout dans Decamps et ce qui fait voir sa haute
portée d'artiste, c'est l'indifférence absolue, la souveraine impartialité de
son talent. Comme le soleil, il dore sans choix ni préférence un pan de mur,
un visage humain, un museau de singe ou une croupe de cheval. Que lui importe
! il sait bien que tout ce qu'il touche s'illumine; il est calme comme la nature
et ne se prend de tendresse pour rien. C'est un vrai peintre, il ne cherche
pas la poésie et le drame; le premier motif lui suffit; ses ressources sont
en lui-même, avec un Turc accroupi, et fumant sa pipe, il saura bien vous arrêter
une heure entière, résultat que les compositions les plus compliquées et les
plus littéraires obtiennent bien rarement. " Théophile Gautier, La Presse, 27
mars 1839.
155. Eugène Fromentin (1820-1876)
Tentes de la smalah de Si-Hamed-bel-Hadj
huile sur toile, Salon de 1849 Montpellier,
musée Fabre.
Com. « M. Fromentin s'est inspiré directement de la nature, et n'est pas parti
de Paris, comme beaucoup de peintres, avec son Orient tout fait. Il a tout d'abord
saisi la lumière de ce ciel où le nuage est inconnu, et n'a pas mis pour la
voir des lunettes à verres jaunes ou rouges; il l'a vue telle qu'elle est, pure,
intense, aveuglante presque, et faisant détacher sur l'azur la blancheur des
maisons, le vert pâle des aloès et le gris pulvérulent des terrains. » Théophile
Gautier, Le Monituer Universel, 7 août 1849.
156. Théophile Gautier
(1811-1872) Constantinople
Paris, Bibliothèque Nationale de France, J. 18501.
157. Eugène Giraud, Théophile
Gautier fumant son Chibouck
aquarelle, 1862 Paris, Bibliothèque Nationale de France,
Est. Na. 87 rés. Don de la princesse Mathilde.
158. Jean-Léon Gérome (1824-1904)
Le prisonnier
huile sur toile, Salon de 1863 H. 45cm;
L. 78cm Nantes, musée des Beaux-Arts.
Com. «Une barque, cédant à l'effort de deux rameurs, glisse sur l'eau paisible
du Nil; en travers sur l'un des bancs, les pieds et la tête appuyés au bordage,
les mains contenus par des ceps de bois, gît, raide comme une momie, un prisonnier...A
la poupe, près du gouvernail, un jeune Albanais, férocemment effeminé, la ceinture
hérissée de pistolets et d'yatagans, se penche dans son magnifique costume vers
le captif et lui chante en s'accompagnant de la gugla, quelque refrain ironique
et railleur, lâche sarcasme de favori à victime. La nature n'imite-t-elle pas
le jeune Albanais et son insouciance n'a-t-elle pas l'air d'une cruauté moqueuse.
» Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 18 juin 1863.
159. Gustave Guillaumet
(1840-1887) Le Sahara, dit aussi Le désert
huile sur toile, Salon de 1868 H. 110cm; L. 200cm Paris,
musée d’Orsay; R. F. 505.
160. Prosper Marilhat (1811-1847) Ruines de la mosquée
du khalife Hakem au Caire
huile sur toile, H. 84,5cm; L. 130cm Paris, musée d’Orsay;
R. F. 184.
161. Henri Regnault (1843-1871) Haoua, intérieur
de Harem
aquarelle, 1870 H. 75cm; L. 53cm Paris, Coll. Mme Doublet-Vaudoyer.
162. Charles Vacher de Tournemine (1812-1872) Café
à Adalia (Turquie)
huile sur toile, 1856 H. 69cm; L. 124cm Paris, musée d’Orsay;
R. F. 115.
163. Jules Ziegler (1804-1856) Judith
huile sur toile, Salon de 1847 H. 135cm; L. 119cm Lyon,
musée des Beaux-Arts; A 2858.
164. Jules Ziegler (1804-1856) Cache-Pot
Grès H. 28,5cm; L. 23,5cm Sèvres, musée national de céramique;
Inv. MNC 3009- 21.
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